
Avec un chiffre d'affaires annuel en baisse de 11,5%, JCDecaux a vécu, en 2009, sa pire année. Mais le groupe se veut plus optimiste pour 2010.
Le groupe français d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux a vu son chiffre d'affaires plonger de 11,5% en 2009, à 1,919 milliard d'euros, avouant avoir vécu son "année la plus difficile", mais a fait mieux que prévu grâce à la reprise du marché publicitaire en fin d'année.
Le groupe, qui visait une baisse du chiffre d'affaires organique d'environ 12,5%, affiche finalement -10,9%.
"2009 est sans conteste l'année la plus difficile que JCDecaux ait eu à affronter depuis la création de la société en 1964", a commenté dans un communiqué Jean-François Decaux, président du directoire du groupe.
L'entreprise, en pleine expansion internationale ces dernières années, n'avait jamais connu de croissance organique négative auparavant.
"La réduction des budgets publicitaires et une forte pression sur les prix ont entraîné une baisse du marché publicitaire mondial, y compris sur internet, attendue aux alentours de -10%", a indiqué M. Decaux.
Le bilan annuel pour la France, dressé mercredi par l'institut Kantar Media, avait révélé une croissance "historiquement basse" du marché publicitaire (+1,4%), la publicité extérieure (affichage et mobilier urbain) étant le média le plus touché (-8,7%).
JCDecaux dit toutefois avoir "bénéficié au quatrième trimestre d'une légère reprise des investissements publicitaires" ainsi que de sa présence dans les pays émergents.
Après une baisse de ses ventes de 13,2% sur les neuf premiers mois de l'année, JCDecaux a limité cette décroissance à -7,2% sur les trois derniers mois de l'année.
Sur l'ensemble de 2009, c'est son segment "affichage" qui a le plus souffert, avec un chiffre d'affaires de 394,9 millions (-17,1%), mais ni le mobilier urbain (-12,1% à 934,3 millions) ni la publicité dans les transports (-6,3% à 589,6 millions) n'ont été épargnés.
En 2010, JCDecaux espère "dégager un taux de croissance organique positif sur le premier trimestre".
"Néanmoins", prévient Jean-Charles Decaux, "étant donné la persistance d'une faible visibilité, la possibilité que nous soyons face à un début de reprise durable du marché publicitaire reste incertaine et nous continuons à gérer la société en conséquence".


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